
Accédez aux
vidéos de la CCI de Brest
Le colloque sur la « filière éolien offshore posé en Bretagne » a connu un vif succès avec 330 participants, entreprises régionales mais aussi nationales. Une première pierre vient d’être posée. La Bretagne se mobilise autour de son savoir-faire pour séduire les grands donneurs d’ordre qui vont répondre à l’appel d’offres de l’État.
Retrouvez bientôt ici une vidéo des temps forts du colloque "Vers une filière osshore posée en Bretagne", 5 avril 2011 (organisé par la CCI de Brest, Bretagne pôle naval à Lorient, en partenariat avec la Région Bretagne, BMO, l’Agence économique et en partenariat avec le syndicat des énergies renouvelables et France énergie éolienne).
En termes de retombées économiques, les espoirs sont immenses. Brest a tout à gagner dans ce challenge international. Frank Bellion est catégorique sur ce point : « Nous avons un polder de 50 ha réservé aux activités à vocation maritime avec un accès direct à la mer. »
La CCI a programmé un investissement de plusieurs millions d’euros pour la modernisation des infrastructures (grues, polder, plateforme multimodale) tandis que la Région a prévu une enveloppe de 75 M€, pour moitié assuré en propre, pour aménager en conséquence le polder en friche du port de Brest. L’achèvement des travaux est prévu fin 2015.
Le préfet de Région, Michel Cadot, y est aussi aller de son annonce. L’État pourrait injecter 4 M€ dans le port de Brest dans le cadre de son projet de Défense à L’Ile Longue. L’appel d’offres de l’État prenant fin en novembre 2011, un nouveau rendez-vous régional viendra très prochainement structurer la filière.
Présentation du conseil régional sur le projet d’investissement de 75 M€ ci-dessous :
Georgina Grenon, de la direction générale de l’énergie et du climat : « Dans cette filière, nous ne sommes pas les premiers, la concurrence des pays du nord de l’Europe étant très forte. Mais la France a des atouts industriels. La localisation et les caractéristiques de ses ports sont uniques car ils desservent les mers du nord de l’Europe. Les compétences existent, de la phase d’ingénierie jusqu’au démantèlement futur des éoliennes. L’appel d’offres va permettre à chacun des zones intéressées par la filière, d’avoir une ambition compatible avec son développement. »
Présentation de Gergina Grenon ci-dessous :
Le cabinet conseil GL Garrad Hassan est spécialisé dans l’industrie maritime et énergétique. Elle a porté assistance à maîtrise d’ouvrage pour l’installation fin 2010 d’un parc d’éoliennes offshore posées en Angleterre.
Jérôme Jacquemin, responsable de l’étude : « Nous estimons que le volume d’affaire que génèrera cette filière sera de 20 milliards d’euros seulement pour la construction et l’exploitation de 6 000 MW à horizon 2020 (ambition du Grenelle de l’environnement)."
Le volume d’emplois est estimé entre 300 à 500 emplois pendant 4 ans dans la zone retenue par l’État pour mettre en œuvre la logistique portuaire, la réception des éoliennes, la réalisation des fondations et de l’équipement électrique. Puis la maintenance représente 100 emplois pour un parc éolien.
Si l’ambition est aussi de faire venir à Brest des investisseurs de ce domaine qui fourniront d’autres parcs éoliens, en France et à l’étranger, l’étude parle de 1 000 emplois pérennes de plus."
Présentation de l’étude ci-dessous :
Dès lors, la formation du personnel est un axe important à développer dans les organismes bretons spécialisés en naval.
Jacques Dubost, président de Bretagne pôle naval (Lorient), co-organisateur du colloque avec la CCI de Brest. « Les métiers du domaine maritime sont des métiers en tension. Bretagne pôle naval mène des actions sur le sujet. Le 10 mai, à Lorient, nous intervenons au salon Clic and Sea pour informer les jeunes sur les métiers de la mer. Nous avons une action de formation avec l’État à travers la Dirrecte pour mettre en place de la formation et favoriser la transmission des savoirs par le tutorat des entreprises. La perte de compétences est un risque réel en période de creux de l’activité économique. Une telle filière naissante attirera des jeunes seulement si elle se profile sur du long terme. »
Nicolas Wolff, directeur général de Vestas et président de l’association France énergie éolienne
22 000 employés/7 milliards de CA/43 machines dans le monde soit 44 000 MW installés/25 % de la capacité offshore sur terre et 43 % sur mer.
« Les entreprises doivent se positionner sur le marché européen car il est à très fort potentiel. Je souhaite que ce colloque soit le début d’une aventure industrielle car la Bretagne et Brest ont un véritable tissu industriel prêt à être employé.
Vestas est présent sur le marché éolien depuis une quinzaine d’années. La dernière machine est la V164 de 7 MW que nous voulons commercialiser en 2014. Il faut savoir que les coûts dans l’éolien offshore sont trois fois plus élevés sur mer que sur terre sur les trois grands postes que l’ingénierie, la fabrication et la maintenance. Il s’agit d’une très haute technologie, très proche de l’aéronautique, avec des ensembles de très grandes tailles.
Nos pâles sont l’équivalent de 9 bus anglais, supérieur à la taille de l’A380. Le port qui réceptionne ces éléments est soumis à de très fortes contraintes. Nous sommes intervenus à Dunkerque. Ce modèle est reproductible au port de Brest. Il nous faut 25 000 m2 disponibles pour le stockage et le pré-assemblage.
Pour la maintenance, il faut un port, des vaisseaux, une équipe 24H/24 et 7j/7.
Nous travaillons avec de nombreuses entreprises françaises en tant que fournisseurs. Je m’engage à retranscrire vos demandes à mon groupe pour que des mises en relations se fassent rapidement. »
Alstom Wind, présentation par Laurent Carme
23 milliards de CA
" Nous développons une machine de 6 MW. Un prototype est prévu fin de cette année et la pose en mer en 2013 pour une production en série en 2014. Notre objectif est de construire une usine de fabrication en France pour construire cette machine.
Nous découpons l’organisation en trois phases : fabrication des composants, assemblage, stockage ; réalisation des fermes éoliennes (cinq à six ans de présence) ; maintenance (20 ans minimum)."
Siemens Energie, présentation par Frédéric Petit
7 sites de production d’éoliennes offshore posées/ 8 000 salariés/2,5 milliards d’euros de CA
" C’est un marché mondial majeur. Nous avons 1 000 éoliennes dans notre portefeuille de commande. Maintenant, nous voulons baisser les coûts. La part locale de construction de ces machines est importante car une éolienne est constituée de 6 000 pièces. Vous pouvez vous rapprocher d’Ubifrance pour entrer dans nos circuits d’approvisionnement. Il ne faut pas attendre !
Siemens fait le tour des régions avec l’aide des CCI pour alerter les entreprises sur la nécessité d’y être maintenant. Nous aurons besoin de beaucoup de ports régionaux spécialisés. La maintenance est égale à 70 % de la valeur d’une ferme éolienne (production : 17 %). L’erreur serait que tous les ports veulent devenir ports d’installation car il faut des investissements très lourds.
Aujourd’hui, la conception de bateaux spécialisés est un goulot d’étranglement. Nous voulons les améliorer. Pour cela, les entreprises peuvent engager des moyens.
Concernant les plateformes électriques, nous en sommes à la 2e génération. Nous voulons les placer en mer avec des barges. Nous cherchons des partenaires pour bâtir l’assemblage et l’ingénierie de détail des plateformes électriques.
Nous encourageons les développeurs à se rapprocher de nous pour notre prototype de 6 MW.
Enfin, pour l’éolien flottant, on y vient. Nous en avons une en service depuis 2010."
Nordex, présentation par Pierre Warlop
4 200 éoliennes terrestres en fonctionnement/ 2 400 employés/présent en Europe (notamment à la pépinière d’entreprises de Châteaulin), en Chine et aux USA. Un chantier offshore récent à Bretling (Allemagne).
« Nous avons l’expérience nécessaire pour monter un consortium en éoliennes offshores posées. Nous installerons un prototype de 6 MW (présentée à la foire de Hanovre début avril) en France l’an prochain pour une commercialisation en 2015. »
Contact : Département industrie, services et international (CCI). Tél. : 02 98 00 38 18 /
Cette adresse e-mail est protégée contre les robots spammeurs. Vous devez activer le JavaScript pour la visualiser.